Une imprimante qui s’utilise sur les gâteaux

Gateau aux fraises

Après un accident de travail, Yannick Juguet âgé de 50 ans, est devenu travailleur handicapé à cause de plusieurs fractures sur la colonne vertébrale. Il est admis en soins intensifs pendant des mois. Au lieu de s’apitoyer sur son sort, il se creuse les méninges et trouve une idée plus ou moins surprenante.

Un jour, lorsqu’il déguste des macarons que ses amis lui ont donnés, une idée lui vient en tête : pourquoi ne pas mettre une image sur les biscuits. Dans ce cas, il imagine un nouveau type d’imprimante capable d’apposer des logos ou des images sur les pâtisseries.

Beaucoup de soutien

Alors qu’il ne sera plus en mesure de reprendre son ancien boulot, il se lance immédiatement aux premiers tests à sa sortie de l’hôpital. Il contacte une entreprise spécialisée, qui n’hésite pas à concrétiser son projet.

Un prototype d’imprimante est alors conçu. Il permet de peindre les gâteaux, mais ne les écrase pas. L’appareil reçoit la norme CE. Plusieurs magasins acceptent de vendre l’appareil et les premiers résultats sont satisfaisants.

En avril, Yannick fonde son entreprise dénommée ‘Les Macarons identitaires’. Ayant reçu 7 000 euros de dons auprès d’entreprises et d’amis, il protège son projet auprès de l’Inpi. Il avoue que son idée lui est venue de sa passion pour la cuisine et de ses capacités à inventer.

En tant que travailleur handicapé titulaire d’un CAP emploi, il reçoit une subvention de 6 000 euros auprès de l’Agefiph. Il bénéficie aussi d’un accompagnement de BGE.

En avril 2014, il propose son idée sur le site ‘My Major Company’. Les internautes apprécient beaucoup son concept et lui octroient un don de 6 800 euros. Il est également soutenu par d’autres établissements, dont l’Esat de Quimper qui fait l’ensachage de ses biscuits.

Dans son entreprise, il est assisté par ses proches. Son neveu se charge entre autres du développement commercial et avoue qu’il existe beaucoup de possibilités. Il explique qu’actuellement, ce sont uniquement les produits qu’il peut produire qu’il vend, mais s’il y a plus de commande, il compte embaucher.