Transport en IDF : La nécessité d’innover

metro paris

Même si l’Île-de-France est le pôle économique de l’Hexagone, cela fait 15 ans que ses habitants ont une qualité de vie qui se dégrade. D’après une enquête, 80% des Franciliens veulent quitter la région si possible. Les principales raisons sont la dégradation des transports en commun, l’insécurité, la qualité de l’air et la pollution sonore.

L’insécurité pour les femmes

Selon une étude du ‘Haut Conseil à l’Égalité Homme/Femmes’, 100% des femmes ont subi au moins une agression dans les transports en commun. Il y a d’ailleurs beaucoup de femmes qui en témoignent dans les réseaux sociaux et nombreux sont ceux qui souhaitent que le combat contre ces incivilités devienne une priorité.

Décadence du réseau ferré

En 2013, on a pu constater la décadence du réseau ferré avec l’accident tragique en Brétigny-sur-Orge. Avec un sous-investissement dans l’entretien, le réseau vieillit. Manque de climatisation, trains bondés, annulations, retards répétés… ce sont notamment les conséquences de cette négligence.

La pollution s’intensifie

Ceux qui se déplacent avec leur véhicule personnel subissent aussi certains désagréments. Bouchons, pollution de l’air… sont en effet les problèmes qu’on peut rencontrer. Dans la région, la pollution devient même quelquefois dangereuse pour la santé.

La pollution sonore est également très importante en Île-de-France. Cela constitue d’ailleurs un coût économique annuel d’environ 4 milliards d’euros.

Une solution provisoire : rénover les transports

Il est évident que la rénovation des lignes est une nécessité. La sécurité et le confort des usagers en dépendent. Il faut aussi se mettre au niveau des autres régions et des autres pays qui ont des rames équipées de 4G, de climatisation, de vidéosurveillance…

Une solution à long terme : recourir à l’innovation

En ces temps de ‘smart-city’, l’Île-de-France doit à tout prix innover. Il s’agit d’abord de réduire les émissions de carbone et de correspondre au ‘Clean Air Act’ francilien.

Il existe des options ‘100% électriques’. Plusieurs entreprises françaises proposent d’ailleurs des bus qui se rechargent rapidement à chaque arrêt, des camions et des bennes à ordures électriques.

La région doit aussi rattraper son retard en termes d’Open Data. Donner l’accès aux données des transports permettrait aux start-ups d’innover et de fournir des solutions correspondant à chacun. Il y a beaucoup de personnes qui envisagent même d’Ubériser les transports en commun dans la région.